
Gabrielle CANOUIL — Paie
Définition professionnelle
Salaire retenu pour calculer un droit, une indemnité ou une prestation.
Définition simplifiée
Le salaire utilisé comme base pour un calcul précis.

Ce lexique explique les termes utilisés dans les métiers support : paie, ressources humaines, gestion administrative, comptabilité, juridique… Il est en accès libre.
Chaque terme est présenté de deux façons : une définition professionnelle, précise et sourcée quand elle repose sur un texte officiel, puis une définition simplifiée, en mots de tous les jours. Lorsqu’un terme n’a pas le même sens selon le métier, chaque sens est présenté séparément.
Les définitions de ce lexique concernent le secteur privé. Les agents de la fonction publique relèvent de règles propres, qui ne sont pas abordées ici : ils peuvent se renseigner auprès de leur service des ressources humaines.
Définition professionnelle : Dans les termes professionnels et juridiques.
Définition simplifiée : Dans les mots de tous les jours.
À savoir / À ne pas confondre : un point ajouté uniquement lorsqu’il évite une erreur fréquente.
Important : Les règles sociales et déclaratives évoluent. Pour une décision opérationnelle, il faut toujours vérifier les textes, la convention collective, les accords et la documentation applicables à la date concernée. Les mentions « historique » désignent des termes encore rencontrés dans d’anciens dossiers ou paramétrages.

Gabrielle CANOUIL — Paie
Salaire retenu pour calculer un droit, une indemnité ou une prestation.
Le salaire utilisé comme base pour un calcul précis.

Gabrielle CANOUIL — Paie
Rémunération exprimée sur une base mensuelle pour la période de travail considérée.
C’est le salaire prévu pour un mois.

Gabrielle CANOUIL — Paie
Rémunération restant due au salarié après déduction des cotisations et contributions salariales, avant prélèvement à la source et autres retenues éventuelles.
Le salaire après les cotisations, avant l’impôt.
Salaire net, net imposable et net à payer sont trois montants différents.

Gabrielle CANOUIL — Paie
Mesure prise par l’employeur à la suite d’un comportement qu’il considère comme fautif et affectant la relation de travail.
C’est une réponse officielle de l’employeur à une faute du salarié.

Gabrielle CANOUIL — Paie
Prestataire
Pénalité financière imposée par l’employeur au salarié en raison d’un comportement qu’il considère comme fautif : amende, retenue sur salaire, suppression ou réduction d’une prime ou d’un avantage. L’article L. 1331-2 du Code du travail interdit les amendes ou autres sanctions pécuniaires ; toute disposition ou stipulation contraire est réputée non écrite. Une retenue strictement proportionnelle à la durée d’une absence n’est pas une sanction pécuniaire (Cass. soc., 30 novembre 2010, n° 09-43.229) ; au-delà de cette proportion, elle en devient une.
Un employeur ne peut pas infliger une amende à un salarié, ni diminuer son salaire ou lui retirer une prime pour le punir d’une faute. Il peut prendre une sanction disciplinaire autorisée, mais pas imposer une pénalité financière. Retirer du salaire le temps exact d’une absence n’est pas une sanction : le salarié n’est simplement pas payé pour le temps non travaillé.

Gabrielle CANOUIL — Paie
Événement DSN transmettant les informations nécessaires au traitement d’un arrêt.
La déclaration envoyée pour informer les organismes qu’un salarié est en arrêt.

Gabrielle CANOUIL — Paie
Numéro identifiant un établissement d’une entreprise.
Le numéro d’un site ou établissement précis.
SIREN ≠ SIRET.

Gabrielle CANOUIL — Paie
Prestataire (badge carré)
Le salaire journalier de base (SJB) est le salaire, ramené à une journée, qui sert de base au calcul des indemnités journalières versées par la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Cette méthode s’applique aux arrêts pour maladie non professionnelle, y compris l’affection de longue durée, les prolongations, le temps partiel thérapeutique qui suit une maladie et le congé pathologique postnatal, indemnisé au titre de la maladie, ainsi qu’aux congés de maternité (y compris le congé pathologique prénatal), de paternité et d’accueil de l’enfant, et d’adoption (Code de la sécurité sociale, articles R. 323-4 et R. 331-5).
Il est obtenu en divisant les salaires de la période de référence qui précède l’arrêt par un nombre de jours correspondant à cette période. Les salaires sont retenus dans la limite d’un plafond réglementaire.
| Situation | Salaires retenus | Diviseur | D’où vient-il ? |
|---|---|---|---|
| Salarié mensualisé (cas général) | Salaires des 3 mois précédant l’arrêt | 91,25 | 365 jours ÷ 4 : nombre moyen de jours en trois mois |
| Activité discontinue ou saisonnière | Salaires des 12 mois précédant l’arrêt | 365 | Nombre de jours dans une année |
Lorsque la paie n’est pas mensualisée, ce qui est rare, d’autres périodes et diviseurs s’appliquent : 84 pour une paie chaque semaine (12 dernières paies) ou toutes les deux semaines (6 dernières paies) ; 91,25 pour une paie deux fois par mois (6 dernières paies), à la journée ou au moins une fois par trimestre (salaires des 3 mois précédant l’arrêt) (article R. 323-4).
Pour la maternité, la paternité et l’adoption, un taux forfaitaire représentatif des cotisations salariales est déduit, et le plafond est propre à ces congés. Le sigle SJB relève de l’usage professionnel. Le salaire journalier de base ne doit pas être confondu avec le salaire journalier de référence (SJR) de l’assurance chômage.
Pendant un arrêt maladie ou un congé de maternité, de paternité ou d’adoption, l’Assurance Maladie calcule vos indemnités à partir de vos salaires des trois mois qui précèdent l’arrêt. Elle divise leur total par le nombre moyen de jours de ces trois mois, soit 91,25 si vous êtes payé au mois. Le résultat est votre salaire journalier de base, et vos indemnités en sont une partie.
En accident du travail, accident de trajet et maladie professionnelle, y compris en cas de rechute et de temps partiel thérapeutique qui suit l’accident ou la maladie, le salaire journalier qui sert de base aux indemnités journalières est calculé sur le salaire du mois civil précédant l’arrêt (Code de la sécurité sociale, articles L. 433-1 et R. 433-4). En cas de rechute, la période retenue est celle qui précède immédiatement le nouvel arrêt (article R. 433-7). Le texte parle du « salaire journalier servant de base au calcul de l’indemnité journalière » ; Service-Public emploie aussi l’expression « salaire journalier de référence ».
| Situation | Salaires retenus | Diviseur | D’où vient-il ? |
|---|---|---|---|
| Salarié mensualisé (cas général) | Salaire du mois civil précédant l’arrêt | 30,42 | 365 jours ÷ 12 : nombre moyen de jours dans un mois |
| Activité discontinue ou saisonnière | Salaires des 12 mois civils précédant l’arrêt | 365 | Nombre de jours dans une année |
Lorsque la paie n’est pas mensualisée, ce qui est rare, le diviseur est de 28 (4 semaines × 7 jours) pour une paie chaque semaine (4 dernières paies du mois civil précédent) ou toutes les deux semaines (2 dernières paies) ; pour une paie deux fois par mois ou à la journée, le diviseur de 30,42 s’applique aux paies du mois civil précédent (article R. 433-4).
Le salaire retenu est limité par un plafond réglementaire, et l’indemnité ne peut pas dépasser le gain journalier net.
Après un accident du travail ou de trajet, ou pour une maladie professionnelle, l’Assurance Maladie part de votre salaire du mois qui précède l’arrêt. Si vous êtes payé au mois, elle le divise par 30,42, le nombre moyen de jours dans un mois. Le résultat sert à calculer vos indemnités journalières, plus favorables que pour une maladie ordinaire.

Gabrielle CANOUIL — Paie
Salaire minimum interprofessionnel de croissance, minimum légal national.
Le salaire minimum légal en France.
Le minimum conventionnel peut être plus élevé.

Gabrielle CANOUIL — Paie
Service de prévention et de santé au travail chargé du suivi et de la prévention.
Le service qui s’occupe de la santé des salariés en lien avec le travail.