Ce lexique explique les termes utilisés dans les métiers support : paie, ressources humaines, gestion administrative, comptabilité, juridique… Il est en accès libre.
Chaque terme est présenté de deux façons : une définition professionnelle, précise et sourcée quand elle repose sur un texte officiel, puis une définition simplifiée, en mots de tous les jours. Lorsqu’un terme n’a pas le même sens selon le métier, chaque sens est présenté séparément.
Les définitions de ce lexique concernent le secteur privé. Les agents de la fonction publique relèvent de règles propres, qui ne sont pas abordées ici : ils peuvent se renseigner auprès de leur service des ressources humaines.
Mode d’emploi :
Définition professionnelle : Dans les termes professionnels et juridiques.
Définition simplifiée : Dans les mots de tous les jours.
À savoir / À ne pas confondre : un point ajouté uniquement lorsqu’il évite une erreur fréquente.
Important : Les règles sociales et déclaratives évoluent. Pour une décision opérationnelle, il faut toujours vérifier les textes, la convention collective, les accords et la documentation applicables à la date concernée. Les mentions « historique » désignent des termes encore rencontrés dans d’anciens dossiers ou paramétrages.
Décision par laquelle un employeur applique, en tout ou partie selon la portée de son engagement, les dispositions d’une convention collective à laquelle il n’est pas légalement ou conventionnellement tenu. Cette application peut résulter notamment d’un engagement unilatéral, d’un usage ou d’une stipulation contractuelle, avec des conséquences juridiques qui dépendent de son fondement. La mention d’une convention collective sur le bulletin de paie (Code du travail, article R. 3243-1) vaut présomption de son application à l’égard du salarié, l’employeur pouvant apporter la preuve contraire. Si l’application résulte d’un usage ou d’un engagement unilatéral, l’employeur ne peut y mettre fin qu’en le dénonçant régulièrement. Si elle figure dans le contrat de travail, il ne peut la retirer sans l’accord du salarié.
Définition simplifiée
Une entreprise peut choisir d’appliquer une convention collective même lorsqu’elle n’est pas obligée de le faire. Elle accorde alors à ses salariés les règles ou avantages prévus par ce texte, dans les conditions de l’engagement qu’elle a pris. Une fois accordées, ces règles ne peuvent pas être retirées du jour au lendemain.
Prescription médicale constatant l’incapacité temporaire du salarié à exercer son activité ; elle suspend le contrat de travail et peut ouvrir droit à des indemnités journalières de la Sécurité sociale et à un maintien de salaire par l’employeur, selon les conditions applicables.
Définition simplifiée
Le médecin indique que le salarié ne peut pas travailler pendant une période : le contrat est mis en pause.
À savoir
Le salarié doit transmettre l’arrêt dans les délais prévus. L’origine de l’arrêt (maladie, accident du travail, maladie professionnelle) change son traitement en paie.
À ne pas confondre
L’arrêt de travail n’est pas une rupture du contrat : il s’agit d’une suspension.
Expression utilisée notamment dans les documents des organismes (fiches et contrats des organismes complémentaires) pour désigner une cotisation calculée sur la rémunération brute dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS).
Définition simplifiée
Même si le salarié gagne davantage, la cotisation n’est calculée que jusqu’au plafond : c’est ainsi que les organismes la décrivent.
À ne pas confondre
« Assiette plafonnée » est le vocabulaire des organismes ; en paie, on parle plutôt de « base plafonnée ».
Attestation délivrée par l’organisme de recouvrement des cotisations (Urssaf ou MSA) à une entreprise à jour de ses obligations de déclaration et de paiement des cotisations sociales. Le donneur d’ordre doit se la faire remettre par son cocontractant lors de la conclusion d’un contrat dont le montant atteint le seuil fixé par la réglementation, puis tous les six mois jusqu’à la fin de son exécution, au titre de l’obligation de vigilance (articles L8222-1 et D8222-5 du Code du travail).
Définition simplifiée
Un document de l’Urssaf qui prouve qu’une entreprise déclare ses salariés et paie ses cotisations. Une entreprise qui fait travailler un sous-traitant doit la lui demander régulièrement.
À savoir
Le donneur d’ordre qui ne la demande pas peut être tenu solidairement au paiement des cotisations, des impôts et des rémunérations dus par un sous-traitant qui recourt au travail dissimulé. L’authenticité de l’attestation se vérifie sur le site de l’Urssaf.
À ne pas confondre
L’attestation de vigilance n’est pas l’attestation de régularité fiscale, délivrée par l’administration fiscale.
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